jeudi 26 novembre 2015

La tendresse des nuages...

                                          Une Photo que j'ai prise dans le ciel d'Angleterre



Les nuages nappent le ciel,  leur configuration est gracieuse
Temporairement, ils ont une apparence de grosses boules de coton
Ils scintillent en se faufilant tout en douceur au travers du soleil
L’impression magique donne la sensation qu’ils vont effleurer la terre
Avec des yeux poupon, j'aimerais les attraper dans le creux de la main

Sous le bleu azur,  de temps à autre les nuages ressemblent
A une tête humaine, mais si le vent les pousse lentement
L’être se transforme en chien, puis, le chien glisse sur la mare
Pour se convertir en  petit canard, des apparences en vapeurs d'eau
Qui font travailler l'imaginaire, l'égarement, l'illusion

Sous l'effet coton, le ciel est tout autre à l'horizon, il devient
Un paysage montagneux, il reflète sur les champs de colza
Les vagues d’ombres assombrissent le jaune des fleurs par des rythmes
La symphonie des couleurs naturelles est un charme à contempler
Un chef-d’œuvre se dessine, un tableau naît, l'artiste s'en inspire

Les nuages sont libres, légers, et impressionnants, ils flottent, ils chavirent
Comme des pétales ou de colossales galets  blancs au dessus de nos têtes
J'aimerais mieux connaître l'histoire de ces phénomènes, soit disant amis du ciel
Mais ils sèment la peur quand ils se fâchent, ils perturbent le système terrestre
Ils se remplissent d’électricité et, vu de l'espace, les flashs tournent en périphérie

Ils aiment tourmenter la lune, celle-ci fait pression sans hésitation
En mettant la pagaille sur les routes de campagne et des agglomérations
A en faire déborder les rivières et pourrir la vie des vignes en les frappant
De boules de glace, les cumulus ont l’apparence coton mais je m'en méfie
Ils ont une double face, tantôt l'aspect douceur, tantôt un air ambigu

Favorablement quand leur colère est passée, les tensions se dissipent
Le ciel retrouve sa quiétude , clandestinement ils s'effilent en buée
Le retour des éclaircies parent la ville et ses jardins de couleurs vivantes
Les amoureux des bancs publics reviennent s'asseoir, ouvrir avec bienveillance
L’éventail de baisers et de « je t'aime », sous l'embrasement du soleil couchant

D.Isabelle


2 commentaires:

Evariste Dansou a dit…

Ce sublime poème est une peinture très artistique des merveilles du firmament. Il mérite des lectures et des relectures.

Les poèmes d'Isabelle a dit…

C'est gentil Evariste, grand merci d'avoir pris un peu de votre temps pour lire cet écrit!

Excellente journée
Amicalement
Isabelle :-)